4 conseils bienveillants pour des Parents Heureux

Cet article “4 conseils bienveillants pour des parents heureux” a été écrit pour vous par Valentine Magnée de Parents en équilibre.

parents heureux

Être des parents heureux relève du miracle dans un monde où l’on nous martèle qu’être heureux :

  • c’est satisfaire chaque désir de ses enfants,
  • être rayonnant dans son couple,
  • gagner beaucoup d’argent,
  • êtreépanoui.e dans son travail,
  • avoir de nombreuses passions,
  • un corps en bonne santé,
  • et j’en passe.

Si tu te sens parfois étouffé.e par ces injonctions, comme je te comprends !

Comment passer à côté du sentiment de culpabilité lorsque même certains livres d’éducation positive finissent par ressembler à des « manuels du bon parent » truffé de règles à suivre à la lettre ?

Des règles qui nous éloignent chaque jour un peu plus du Parent que nous sommes… de nos valeurs et de nos besoins.

Dans cet article, pas de recette prête à l’emploi. Promis.

Simplement des pistes de réflexion que tu peux te sentir libre de t’approprier… ou pas !

L’idée est de venir te reconnecter à ce qui est important pour toi sans idéaliser le parent que tu pourrais être. Juste :

  • apprécier de voir tes enfants grandir et ne pas souffrir du temps qui passe
  • savourer les moments de partage avec eux et parfois accepter que ta fatigue prenne le dessus : tu n’as pas des pouvoirs surnaturels
  • faire de ton mieux pour voir tes enfants s’épanouir, même si parfois tu ne sais pas comment éviter les conflits.

On y va ?

Voici mes 4 Conseils Bienveillants pour devenir des Parents Heureux.

1. C’est quand le Bonheur ?!

Tu l’auras compris en lisant l’introduction : je ne crois pas qu’il y ait de règles en matière de parentalité, et encore moins que le bonheur parental passe par des commandements à suivre rigoureusement chaque jour, sans broncher, comme un bon petit soldat !

Si tu veux être un parent heureux, je crois que ce qui est important c’est de réaliser que le bonheur ne réside pas dans la perfection.

Nos enfants n’ont pas besoin de parents parfaits mais de parents heureux…

… heureux car acceptant leurs défauts et leurs limites.

Et devenir plus heureux, c’est aussi faire de la place à la joie, à l’émerveillement, à la sérénité et à la bienveillance dans ta vie.

Maintenant !

Je m’inquiète tellement d’entendre une quantité incroyable de gens tenir des propos tels que :

  • « ça ira mieux quand les enfants seront plus grands »
  • « quand je serai à la retraite, j’aurai plus de temps pour moi »
  • « lorsque mon fils rentrera au lycée, il sera plus autonome et ce sera plus facile »
  • « quand j’arrêterai l’allaitement, ce sera beaucoup plus simple à gérer »

Ce qui me gêne dans ces phrases c’est que ces parents sont convaincus que leur bonheur est conditionné par quelque chose d’extérieur qui surviendra… plus tard !

Et je ne suis pas d’accord.

Le bonheur, c’est maintenant. Et le bonheur, c’est un choix.

Là, tout de suite !

Et comme le bonheur ce n’est pas la perfection, il n’y a pas vraiment d’excuse…

Si aujourd’hui, ta vie de famille est compliquée et douloureuse. OK. Pour autant, quels sont les petits moments de grâce du quotidien ?

  • Ton bébé qui pique un fou rire.
  • Ta fille qui se régale du plat que tu as préparé ce soir.
  • Ton fils qui se blottit dans tes bras.
  • Ton ado qui vient se confier à toi.
  • Ton enfant qui range sa chambre sans que tu le lui aies demandé.
  • Un sourire complice.
  • Une petite main qui se glisse dans la tienne.
  • Un dessin offert.

Et si chacun de ces petits moments heureux servait à alimenter quotidiennement ton bonheur ?

Pas demain. Pas plus tard.

Mais aujourd’hui.

Je ne te dis pas que cela va résoudre tous tes problèmes. Loin s’en faut.

Mais c’est une piste à explorer je crois. Décider d’être un parent heureux, quoi qu’il advienne, à partir de maintenant.

En appréciant simplement à leur juste valeur les moments de chaleur, de partage, de calme et de lumière.

Porter ton attention sur les choses qui vont bien dans le présent, plutôt que vers les regrets et les frustrations du passé ou les « peut-être » idéalisés et conditionnés du futur.

L’expérience te tente ?

2. Toi d’abord !

Je me souviens d’un couple d’amis, lorsque j’étais enceinte, qui m’avait dit en rigolant : « ah, tu vas bientôt découvrir ce qu’est l’esclavagisme moderne ! Tu verras : être parent, c’est être l’esclave de ses enfants. »

Ça m’avait énormément choquée à l’époque.

Pourtant aujourd’hui, je comprends.

J’ai cru pendant plusieurs années moi aussi que pour être une super maman, je devais faire passer ma fille avant tout le reste.

Mais, je n’y crois plus.

Nos enfants perçoivent en un éclair nos états émotionnels. Je crois même qu’ils sont plus conscients que nous-même de ce que nous ressentons.

N’as-tu jamais remarqué à quel point ils savent nous toucher là où ça fait mal ?

Je crois que les enfants entrent facilement en résonance avec nous. C’est-à-dire qu’ils s’alignent sur la même fréquence émotionnelle que nous.

Et encore davantage lorsque l’on essaye de leur cacher notre fatigue ou nos émotions.

Tu fais partie de ces mamans et papas dévoués qui, même contrarié.es ou bien avec le moral dans les chaussettes, jouent avec leurs enfants comme si de rien n’était ?

Déjà bravo ! (Je sais combien il peut être difficile de se sentir obligée de jouer aux 7 familles ou à la dînette quand on a qu’une envie… aller bouquiner dans un bain chaud, loin du bruit et du chaos !)

Toutefois, je te propose de réfléchir à cette phrase :

→ Pour savoir dire « je t’aime », il faut savoir dire «je » !

Autrement dit, avant d’être disponible et à l’écoute des tes enfants (ou de ton/ta partenaire), peut-être faudrait-il songer à ton propre bien-être ?

Puissant, non ?

Si tu souhaites approfondir ta réflexion à propos de la bienveillance envers toi-même, cet article consacré à la Parentalité Bienveillante (disponible en cliquant ICI) devrait t’offrir des clés intéressantes.

A mon sens, on ne peut se sentir bien avec les autres que si l’on se sent bien avec soi-même.

Et nos enfants s’épanouiront merveilleusement s’ils nous sentent pleinement heureux d’être en leur présence.

Se forcer ne rend ni service aux uns, ni aux autres. Qu’en penses-tu ?

3. La Qualité plutôt que la Quantité

Conséquence logique de la proposition précédente.

Si tu décides de prendre soin de toi, tu vas prendre du temps pour te reposer, développer tes passions, méditer, entretenir ton corps et ton esprit.

Tu vas prendre le temps de t’accorder tendresse, douceur et gentillesse.

Et tu vas donc passer un peu moins de temps avec tes enfants.

Ce qui pourrait te culpabiliser. Car tu pourrais te trouver affreusement égoïste de prendre du temps pour toi plutôt que de le leur accorder.

N’est-ce pas ?

Mais l’égoïsme peut contenir une part d’altruisme, et vice versa.

Le tout est de trouver le bon équilibre. Celui qui te permette de te sentir bien dans ta vie de maman ou de papa et qui permette à tes enfants de grandir heureux.

L’égoïsme altruiste ?

L’idée c’est de t’accorder du temps (tu penses à toi d’abord) pour être plus zen, moins stressé.e et donc plus patient.e, plus à l’écoute (tu es disponible pour eux).

L’altruisme égoïste ?

Le concept c’est de partager du temps avec tes enfants (tu penses à eux d’abord) mais en pensant également à tes propres besoins : stimulation, intellectuelle, besoin de bouger ou d’être en pleine nature, entretenir une passion, etc (tu te fais plaisir en transmettant ou partageant tes centres d’intérêt).

Ce sont deux pistes qui, à mon sens, permettent de passer des temps de qualité avec nos enfants puisque nous sommes en principe calmes et sereins (si nous avons pris du temps pour nous avant) ou enthousiaste et excité (si nous partageons quelque chose qui nous emballe).

C’est comme ça que j’ai personnellement trouvé mon équilibre.

Chaque jour :

  • je prends au moins une heure pour lire, me promener seul.e ou faire la sieste
  • j’essaye de créer un moment drôle, étonnant ou passionnant qui mettent des petites étoiles dans les yeux de ma fille (et dans les miens).

Ça peut sembler facile.

Ça ne l’est pas du tout.

Il s’agit d’habitudes à mettre en place, puis les répéter encore et encore pour parvenir à en faire peut-être l’ADN familial un jour.

Le jeu en vaut la chandelle.

4. Tous connectés…

… à nos émotions !

De nombreux parents sont convaincus qu’il est préférable de cacher à leurs enfants leurs propres inquiétudes, leurs peurs, leur agacement ou leurs contrariété.

Qu’en penses-tu ?

Personnellement, je crois que nos enfants ressentent nos angoisses et nos frustrations. Sans forcément les nommer, mais il savent…

Et je crois que le fait qu’on les leur cache nourrit leurs propres angoisses.

Qu’ils ne vont pas nous exprimer à leur tour, par peur d’ajouter à notre fardeau.

Tu vois le truc ?!

Un véritable cercle vicieux.

Vicieux car il est difficile de taire ses émotions, d’intérioriser ce que l’on ressent, et un jour ou l’autre, toi, moi ou nos enfants : nous explosons !

  • Ton adolescent dégonde la porte en la claquant.
  • Tu te déclenches une angine tellement tu hurles fort contre ton fils.
  • Ta fille de 10 ans fait une grève de la faim parce que « tu comprends rien »
  • Tu ne dors plus la nuit tellement tu t’inquiètes pour elle.
  • Ton fils de 3 ans se roule par terre, te tape, te mord et crie.
  • Tu exploses en sanglot car tu te sens minable et tu culpabilises.

Les émotions (la colère, la peur, la tristesse, la joie, le dégoût, la honte,etc.) sont des réactions naturelles et tout à fait saines face à des situations données. Saines, à condition qu’on écoute ce qu’elles ont à nous dire, qu’on les exprime (verbalement, artistiquement ou autrement…)

Réprimer ses émotions, c’est mettre une cocotte minute sur le feu et laisser mijoter… avec le couvercle.

  • Soit la cocotte explose.
  • Soit la gamelle brûle et se consume de l’intérieur.

Dans les deux cas, je te conseille d’éviter. Et de le déconseiller tout autant à tes enfants.

Dès le plus jeune âge, tu peux leur parler des émotions. Grâce à des jeux sur les émotions par exemple. En voici quelques idées en cliquant là.

Ensuite, c’est un travail de longue haleine qui demande de l’engagement.

Mais si tu es convaincu.e qu’il vaut mieux être connecté à ses émotions qu’à Netflix, tu y parviendras 😉

Nous possédons tous une intelligence émotionnelle à alimenter et développer.

Bien souvent, tes émotions te renseignent sur tes besoins. Elles sont donc formidables pour apprendre à comprendre comment tu fonctionnes.

Si tu veux par exemple approfondir la thématique de la colère et comprendre comment arrêter de te mettre en colère quand tes enfants te font tourner en bourrique, cette vidéo t’intéressera sûrement :

Conclusion : Nourrir le Trio Gagnant

Bienveillance

  • Envers toi-même : accepte que bonheur ne rime pas avec perfection. Continue à faire de ton mieux chaque jour, tout en acceptant parfois d’être fatiguée ou pris.e par tes émotions. Tu es un être humain et tu as le droit d’aimer ta part de vulnérabilité.
  • Envers tes enfants : ils ne seront jamais parfaits eux non plus. Fais de ton mieux pour les aider à grandir en s’acceptant exactement tels qu’ils sont, avec leur part d’ombre et de lumière.

Joie

C’est une émotion que tu peux choisir d’alimenter au quotidien :

  • souris dès que tu en a l’occasion
  • ris généreusement, éclate de rire librement
  • fais le clown
  • chante, danse
  • entretiens tes passions
  • bouleverse la routine des temps à autre pour surprendre toute la famille
  • reconnecte-toi à ta part enfantine
  • joue
  • émerveille-toi des petits bonheurs du quotidien

Empathie

C’est te connecter à ce que les autres ressentent, sans les juger pour leur façon de voir le monde. Simplement de synchroniser à leur fréquence et chercher à les comprendre.

Tu aideras ainsi tes enfants à grandir dans un climat de confiance et de non-violence.

Tu aideras ainsi ton couple à traverser les périodes les plus difficiles.

Tu t’aideras ainsi à être fier.e de toi même et à te sentir heureux.se.

Soyons des Parents Heureux ! Dès aujourd’hui 🙂

Valentine

Parents en équilibre

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