Faut-il être à deux pour être heureux?

Faut-il nécessairement être à deux pour être heureux ?

Célibataire et alors ?

seul

Avons-nous besoin d’être 2 pour être heureux ? Est-ce qu’être en couple est une garantie du bonheur ?

Il semblerait que rien ne nous permettre de penser que la vie de couple est un gage de bonheur, car combien d’entre nous connaissons des couples malheureux, des personnes non épanouies dans leur couple.

La pression sociale

Pour autant, notre société, en apparence décomplexée, ne nous laisse d’autre alternative que celle d’être en couple encore aujourd’hui.

Alors que le célibat s’affiche maintenant comme un gage de liberté, certains le choisissent. Et le mariage n’est plus une étape obligatoire.

Mais même si les célibataires ont beau prouver qu’exister autrement c’est possible, ils continuent de déranger car le couple reste la norme.

Lors des réunions familiales, les célibataires suscitent encore de l’indifférence ou de la gêne (« alors, tu fais quoi, tu vas au cinéma ? »). Dans le milieu professionnel, ils essuient encore toutes sortes de remarques et font l’objets de cliqués et d’idées préconçues :

C’est un vieux garçon qui n’a rien fait de sa vie.

C’est une vieille fille acariâtre qui n’a pas de vie sociale.

L’ultime but encore aujourd’hui, est de trouver sa moitié, si possible avant 30 ans. Et pour les quadras et les quinquagénaires fraîchement divorcés,  le célibat c’est bien mais pas trop longtemps… Ils leurs faut vite trouver leur moitié avant qu’il ne soit trop tard…

Finalement, même s’il n’y a plus l’obligation de former une famille traditionnelle, l’incitation à se mettre en couple demeure très lourde.

C’est un signe de socialisation.

Tout est fait aujourd’hui encore pour les couples dans notre société soi-disant décomplexée. C’est plus facile d’acheter une maison en couple, de faire un voyage, de réserver une table de restaurant.

Il existe maintenant un salon du divorce, de la séparation et du veuvage pour permettre aux célibataires de réussir leur séparation. Mais n’est-ce pas plutôt pour refaire leur vie ? Car y sont présents : sites de rencontre, agences de voyages en solo, coaching, relooking …

Tout semble être fait pour ne pas rester célibataire trop longtemps…

La pression que nous nous infligeons

Tout n’est que contradiction encore ici.

Tandis que certains s’évertuent à rester enfermés dans des relations qui ne leurs conviennent pas ou qui ne fonctionnent pas plutôt par peur d’affronter la solitude, d’autres renoncent maintenant à la 1ère difficulté et préfèrent abandonner une relation plutôt que d’accepter qu’aucun partenaire n’est parfait et qu’aucune relation de couple n’est idéale. (Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon article Pour un couple heureux en cliquant ICI).

Certains en couple se sentent emprisonnés et rêvent de se réaliser, de se prouver des choses. Ils voient alors le couple comme l’obstacle à leur accomplissement, à la réalisation de leurs rêves.

D’autres encore, se persuadent qu’ils ne seront réellement heureux que lorsqu’ils seront en couple, ou lorsqu’ils auront trouvé la bonne personne, l’âme sœur.

Certains célibataires rêvent de tout faire à deux, de partager leur vie :

Quand je rencontrerais LA personne alors, je serais heureux(se) !

Tandis certains à deux déplorent cette vie qu’ils estiment remplie de moitié de décision et de compromis :

Seul(e), je ne me sens pas une personne à part entière.

Finalement, que ce soit dans l’une et l’autre situation, nous ne faisons que faire dépendre notre bonheur du couple.

L’un suspend son bonheur à une rencontre alors même qu’il ne sait ni à quel moment ou avec qui elle va avoir lieu.

D’autres suspendent leur bonheur à une personne, si cette personne est parfaite, alors je serais heureux.

Et pour d’autres encore, c’est le couple, tel qu’il est qui empêche le bonheur.

Dans chacune de ces situations nous ne faisons que rendre notre bonheur dépendant de cette situation d’être en couple.

Ne trouvez-vous pas cela dangereux ?

La dépendance affective

« Aucun amour n’est suffisant pour combler le vide d’une personne qui ne s’aime pas elle-même »

Irène Orce

En disant, je serais heureux(se) lorsque j’aurais trouvé LE grand Amour, alors nous faisons dépendre notre équilibre de quelqu’un. On attend un appel, on attend de revoir une personne. On reste en suspens.

On se sent alors rempli et satisfait que lorsque l’on est avec l’autre.

Outre la pression que nous infligeons à notre partenaire, on donne alors et surtout la responsabilité de son bonheur à quelqu’un d’autre.

On n’a peur de peur de perdre l’autre. Or là encore, plus on affronte la solitude, moins on a peur d’être seul et moins on a peur de perdre l’être aimé.

La clé ?

Selon le psychothérapeute, Dominique Contardo-Jacquelin, la clé reste encore de se fréquenter soi-même, de s’interroger sur ce qui nous ferait plaisir, sur les personnes que l’on pourrait rencontrer.

Prendre soin de soi, s’écouter et écouter son corps

Soigner son apparence pratiquer des activités sportives et artistiques. Se faire des « cadeaux » en quelque sorte, tout ce qui nous ferais plaisir. Prendre le temps de lister ses compétences et ses talents, et relire cette liste pour renforcer notre confiance en nous.

Se relier

L’isolement et le repli sont des facteurs d’altération de l’estime de soi. Garder à l’esprit qu’une vie relationnelle et sociale est tissée de 1001 fils différents. Nourrissez chaque jour les échanges que la vie vous offre, avec vos enfants, vos collègues, votre famille, les commerçants des voisins. Nous n’y pensons guère, beaucoup d’autres autour de nous souffrent de solitude également.

Prendre soin des autres

Se sentir utile renforce la confiance en soi et c’est la meilleure manière de rompre avec le sentiment d’isolement affectif et de renouer avec un sentiment d’appartenance à une communauté.

Au lieu de vous dire :

Je suis seul(e), je ne reçois rien de personne

Changer votre dialogue et demandez-vous :

Que puis-je faire pour les autres ?

Pour conclure, je dirais qu’il ne revient qu’à vous de vous préoccuper de votre bonheur que vous soyez ou non en couple, que vous cherchiez ou non l’être à aimer. L’important est surtout de trouver les domaines dans lesquels vous vous accomplirez, seul ou à deux, d’autres domaines de réalisation que le couple.

Ne faite dépendre votre bonheur que de vous-même et comme je le dis souvent, vous serez contagieux !

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