Je ne suis pas capable ! La série des excuses, épisode 3: Les croyances limitantes

croyance limitantes

Aujourd’hui, pour ce 3e épisode de la série des excuses, nous allons parler des croyances limitantes.

Nous avons tous au fond de nous cette petite voix rabat-joie qui nous décourage et nous rappelle nos déceptions et nos échecs.

Un blog mais quelle idée ? Tu seras exposée ! Et à qui tes articles plairont-ils ? Et d’ailleurs, il n’y a aucune raison que tes articles intéressent quelqu’un ? Je te rappelle que tu n’as ni la formation ni l’expérience qu’il faut !

Elle ne se tait quasiment jamais et coupe toujours la parole à notre autre voix, celle qui nous encourage et nous fait confiance.

Notre voix rabat-joie, ce sont nos croyances limitantes, c’est une vision de notre esprit qui nous fait douter de nos capacités, et penser que nous ne pouvons pas espérer ou réaliser certaines choses.

Non, moi je ne suis pas une grande sportive !

Je suis nulle en langues, je ne pourrais pas me mettre à apprendre l’anglais à mon âge !

La cuisine, ce n’est pas mon truc !

Souviens-toi, la dernière fois que tu as du parler en public, tu t’es liquéfié sur place ! Tu ne parlais pas assez fort et les gens n’ont pas été attentifs !

Tant d’autres n’ont pas réussi, pourquoi moi ?

Ce que j’écris est nul !

Je ne suis pas créatif ! Je n’ai d’ailleurs aucun talent !

Je n’ai rien de plus que les autres !

Pour qui est-ce que je me prends ?!

Mais vous savez quoi ? Cette voix, elle parle beaucoup mais elle a tout faux !

Pourquoi ? Parce qu’elle est le résultat de notre façon de voir les choses et qu’il est tout à fait possible de la faire taire !

Le prisme, une vision déformée de la réalité

Pour faire simple, il y a le monde et la façon dont vous voyez le monde. Il y a la réalité et comment vous la voyez. Nous observons tous le même monde mais nous avons tous notre propre façon de le voir et de voir la réalité qui s’y produit.

Nous avons tous notre façon de voir les choses en quelques sortes ! Jusqu’ici, je ne vous apprends donc rien !

Notre perception à chacun est différente, comme si nous portions des lunettes déformantes. Ces lunettes, ce sont nos croyances, à propos du monde, de la réalité, de nous-mêmes.

C’est vrai, nous avons tous notre façon de voir les choses à propos de la politique, de la famille, de l’éducation, de l’argent, le travail, la nourriture bio, les pesticides, le nucléaire, le sport, internet, la télévision. Hum… les premiers sujets de discordes sur lesquels nous ne sommes jamais d’accord justement !

Finalement, nous voyons tous la même réalité mais avec un prisme différent et ce prisme influence nos ressentis, nos émotions, nos réactions, vis-à-vis du monde et de la réalité qui s’y produit.

Personne ne croit en ce que vous croyez et personne ne voit ce que vous voyez. Pour communiquer, il faut aussi comprendre que chacun de nous avons notre propre langage et notre propre façon de voir les choses

If you want to change minds, Seth Godin, 7 x Seth pour changer d’état d’esprit

Vous voyez bien que Miss 36 en slim se regardant dans un miroir en se disant « Je suis E-NORME ! » se voit à travers un miroir déformant !

De même votre ami qui a 100% des qualités pour occuper tel poste qui est fait pour lui et qui dit « Tu vois bien que je n’en serais jamais capable » ne voit quand à lui, pas ce qu’il devrait voir et qui est là ! On a justement envie de lui dire « Mais ouvres les yeux ! »

Je suis sure que vous connaissez des tas de personnes dans votre entourage qui selon vous vivent dans un monde parallèle ! Y’en a beaucoup, mais … ce n’est peut être pas si faux à y réfléchir …

D’où viennent nos croyances ? 

Nos croyances nous ont été transmises par nos parents, notre entourage, nos relations, des valeurs transmises, de notre système d’éducation au sens large, par la société, notre religion, de notre vécu et de nos expériences passées. C’est le mitote, le miroir qui nous empêche de voir le monde et de nous voir tel que nous sommes réellement (Pour en savoir plus).

Il y a donc la réalité et le monde, puis notre cerveau qui analyse toutes ces données au travers du prisme de nos croyances « ce miroir déformant » pour nous livrer ces deux petites voix qui nous parlent : C’est notre dialogue intérieur.

Notre dialogue intérieur est donc une conversation entre deux voix, nos deux voix. La première est notre voix rabat-joie, celle qui se nourrit de nos croyances limitantes et la seconde, notre voix courage qui nous fait aller de l’avant.

Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?

Une croyance limitante est à juste titre la manifestation de nos limites, de nos doutes, de nos a priori, de nos idées préconçues.

Ces croyances sont souvent des prophéties auto-réalisatrices. Si je pense que je ne suis pas capable de parler en public, alors je ne vais rien faire pour avoir à parler en public, je vais tout faire pour ne pas avoir à m’y risquer. Et effectivement, je ne parlerais pas en public et me convaincrais alors que cette croyance est vraie en regardant mon parcours et en voyant que je n’ai jamais pu parler en public…

La petite voix rabat-joie donc, ne cesse de nous faire la morale, nous donne de leçons et nous serine avec nos limites. Pour appuyer ses dires, elle se fonde sur nos échecs. Elle ne cesse de nous tirer vers le bas.

Mais rassurez-vous, l’autre voix de ce dialogue, notre voix courage, nous donne énergie et confiance, nous motive et nous porte. Celle-ci s’appuie sur nos réussites et nos réalisations. Celle elle qui nous donne des ailes.

Que faire alors ? … Pour la faire taire cette petite voix rabat-joie ?

Déjà commencez par changer nos lunettes ou tout du moins les nettoyer !

Regardez vos réalisations, vos fiertés, vos réussites et notez-les. Je suis sure que votre liste sera bien plus longue que vous ne le pensez.

Si vos lunettes sont vraiment sales et que vous ne trouvez rien à inscrire, retenez que ce n’est pas parce que vous n’avez rien accompli, c’est bien parce que vos lunettes sont sales. Rien de mieux que de voir avec d’autres lunettes : Demandez à vos proches, amis, parents : Ils vous aideront à compléter votre liste.

Apprenez à votre voix courage à s’exprimer !

Pratiquer des affirmations positives peut vous permettre de modifier votre dialogue intérieur.

De la même façon que notre voix rabat-joie est capable de nous convaincre de nos croyances limitantes lesquelles seront souvent auto-réalisatrices, les affirmations positives nous donne confiance et inspiration et donne plus de chances à l’affirmation de se réaliser.

Vous répéter à haute voix : « Je suis capable », vous donne confiance et vous permet déjà de réaliser plus que ce que vous pensiez pouvoir réaliser et d’aller au-delà de vos limites.

le miroir
Je suis un tigre!

Apprenez donc à faire parler cette voix courage !

Donner la parole à la voix qui nous donne des ailes !

Si nous agissons progressivement, alors nous pourrons récolter dans nos actions les preuves que notre voix rabat joie avait tord.

Je vais vous parler ici de d’un ami blogueur, Thibault, qui essaie de nous convaincre qu’il est timide.

Il m’indique et me répète avoir été si timide dans son enfance et son adolescence qu’il était malade à l’idée d’acheter une baguette de pain. Pour autant, lorsque nous nous rencontrons, je vois une personne qui n’a pas peur de discuter avec un nombre incalculable de personne qu’il ne connait pas, de monter sur scène devant des centaines de personnes pour poser des questions et expliquer son projet de façon fluide et sereine.

Ma question est donc « Mais comment fais-tu ? Comment as-tu fais pour en arriver là ? »

Il me répond qu’il se refusait à rester comme cela, qu’il se fixait depuis petits des petits challenges toujours et tout le temps, acheter une baguette, parler à des inconnus. Et les challenges sont devenus toujours plus importants. Chaque jour, il tentait quelque chose pour sortir de sa zone de confort et chaque fois il se disait qu’il pouvait le faire, même s’il avait peur, même si cela le mettait dans une position inconfortable, mais qu’il pouvait le faire.

Il précise « Ce désir d’évolution était motivé par être plus à l’aise avec les gens mais pas seulement, il y avait aussi une souffrance. J’en avais marre de souffrir et d’être incapable d’aller parler au gens. Du coup, la résolution a été : J’irais leur parler. Je passerai peut-être pour un imbécile mais j’y serais allé et je n’aurai plus de regrets ». 

Plus nous tentons des choses, des expériences, plus nous élargissons notre champ des possibles, plus nous gagnons en confiance en nous.

Je l’ai fait ! J’ai fait cette chose que je ne me pensais pas capable de faire !

A force de cumuler ces expériences, nous donnerons du grain à moudre à notre voix courage et nous accorderons beaucoup moins d’importance à notre voix rabat-joie.

Ne laissons pas nos doutes nous limiter, ne laissons pas nos erreurs passées nous définir. Notre potentiel ne résume pas à nos échecs.

Nous pouvons encore et toujours aller au-delà et réaliser tous à notre niveau de grandes choses (à ce sujet, je vous invite à lire mon article sur le leadership)

Nous pourrons toujours être ce que nous voulons.

Alors aujourd’hui, qu’allez-vous faire ? Quel est le petit challenge que vous allez vous fixez pour aller au-delà de ce que vous avez l’habitude de faire ?

Faire un gâteau ? Vous lancer dans des cours de musique ? Faire 60 minutes de jogging ?

Choisissez n’importe quoi, vous verrez vous serez fier de vous !

Si cet article, vous a plus, alors je vous invite à aller lire également, Les 4 accords toltèques, pour tordre le cou aux croyances limitantes !

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Les 4 accords toltèques, Don Miguel Ruiz

Wake Up, Christine Lewicki

Vaincre la page blanche, Thibault Gavoty

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